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A la mémoire de Nathalie Zaltzman

par Michelle Bouraux Hartemann

par Michelle Bouraux Hartemann


Chère Nathalie,

je ne saurais laisser passer ce 20/02/2010 sans me souvenir de l’ouverture du groupe d’études sur l’Histoire du Mouvement Psychanalytique dont j’ai eu le plaisir de faire partie avec Rodolphe Bidlowski, Liliane Gherchanoc, Nicole Bouchet et quelques autres... Tu l’ouvrais dans les années 1972-73 et comme tu l’as fort bien écrit dans le numéro de Topique n°14 (« Du mouvement freudien ») confié à toi par Piera Castoriadis Aulagnier :<> C’était, bien sûr, une ouverture déplacée, et fort avertie du problème répété par les scissions en France… d’autant que le 4e Groupe venait de rompre avec Lacan à propos de son œil de Maître sur tous ses éternels élèves, surtout ceux à venir en Didactique ... Ah la PASSE ! Le Moi tout SEUL du MAÎTRE ! que d’auto-adoration ! et que de fascination… durable ! que de mimétisme… que de jargonaphasies de « nourrisson savant » (Ferenczi ) même en 2010-02-13 ! Il ne restait alors qu’à partir. Ou être jeté comme a !...... Nous, les arrivants, nous avons découvert, grâce à toi Nathalie Zaltzman, la liberté de lire, de parler du Freud du Mercredi, des discussions que tu connaissais par cœur et ce n’est pas un vain mot ! Freud... SES Passions, SES Ruptures de « haine déçue » avec ses héritiers adorés, comme Jung son JOSUE de la Terre PROMISE (entendez la PSY à Venir) ..... Et nous avons choisi : Bydlo, les ados bien sûr , avec Aichhorn August ;.Fenoulliet avec Winnicott, Liliane Guerchanoc ; les mythes : Rank celui du Héros, Lacan celui de « L’homme au rat », ses lunettes et La jeune fille pauvre... Aussi, Reich, avec N. Bouchet… Aussi, moi-même, avec Rank et le névrosé, artiste qui s’ignore.... et Mélanie Klein ses « bon et mauvais » seins, (que, Nathalie, tu n’aimais pas trop). M. Klein finissait, pourtant avec l’artiste, elle aussi..... Bref, nous avons reçu le grand cadeau de la transmission à la fois passionnée et critique. Une ouverture immédiate à l’écriture (même si un peu censurée déjà !, quant à moi !). Concéder quelques traits phobiques au Maître, d’accord, on levait quelques tabous, mais pouvait-on pénétrer réellement dans les territoires où il n’avait pas pu aller et comprendre ça. Il aurait fallu toucher pas à l’inventeur génial mais au PERE QUI SE CACHAIT derrière...

Paris le 10 / 2/2010

Michelle Bouraux Hartemann



[Article mis à jour le 14 mars 2010)