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27 et 28 janvier 2018, JOURNÉES DES ATELIERS « Le Psychanalyste, la Santé, le Vivant »


Le psychanalyste, la santé, le vivantLe concept de santé a envahi le champ social, depuis « l’état de complet bien-être physique, social et mental », tel que le définit l’OMS, à l’absence de maladie ou d’infirmité selon la médecine, ou encore les tentatives de définition d’une norme physique ou mentale. Aujourd’hui, les politiques tendent à substituer une obligation de santé à la demande de soins, et cherchent à imposer des mesures de contrôles multiples.

L’idée de la santé embarrasse les psychanalystes. Le contexte culturel et politique, comme la demande de nos patients, nous imposent pourtant d’y réfléchir. D’un côté, nous n’avons jamais cessé de parler de la « cure » et revendiquons une fonction thérapeutique. De l’autre, nous nous situons à côtéde toute idée de normalité et nous reconnaissons une fonction vitale, bien que paradoxale, au symptôme. La norme, qui peut avoir une fonction d’exclusion comme une fonction d’intégration, s’applique au champ du collectif, tandis que le psychanalyste s’attache à la reconnaissance du singulier, sans nier pour autant l’importance du lien et de l’environnement.

Si Freud a peu utilisé le terme de santé, il a clairement ancré la psyché dans le corps, avec des concepts comme la libido ou les pulsions. Winnicott relie la santé au sentiment de continuité de l’existence. Pour Bion, l’idée de santé n’est pas l’élimination de la souffrance, mais la capacité à la traverser. Tomber malade ou déclarer un symptôme ne serait-il pas parfois le signe qu’une partie non intégrée du sujet se manifeste et cherche à se faire connaître ?

Dans sa clinique, le psychanalyste est souvent confronté aux forces de destruction à l’œuvre dans la cure. En quoi le transfert peut-il nous permettre de « réaliser » la nature de ce qui attaque le corps ou le psychisme ? Pour se risquer dans l’aventure del’analyse, sur quoi nous appuyons-nous pour résister à ces forces, pour être et rester vivants, curieux, intéressés, désirants ? Pour garder notre confiance dans la capacité de la vie à se renouveler, ne faut-il pas que nous reconnaissions et assumions cette belle maladie du côté du vivant qui nous anime, notre désir de psychanalyste...

Programme

Samedi 27 janvier 2017

9h30 : Accueil

9h50 : Jean-Pierre BOULEAU : Ouverture des Journées

10h : Simon PERROT : Réflexions autour de l’imaginaire

11h : Françoise BESSIS : Rester vivant avec la maladie, naître à l’occasion de la maladie

12h : Nathalie BATAILLON : Pour une meilleure articulation corps esprit

Jean-Michel DELAROCHE : La santé du psychanalyste

* Déjeuner *

14h30 : Mathieu BELLAHSEN : « Santé mentale » et dévitalisation du fait psychique

15h30 : Anna ANGELOPOULOS : A la recherche de « l’homme normal »

16h30 : Pause

16h45 : Mohand CHABANE : Problèmes de clinique en milieu d’émigration

17h45 : Catherine LAPLANTIF : Quand on a la santé, c’est pas grave d’être malade

* Cocktail *

Dimanche 28 janvier 2018

9h30 : Accueil

10h : Sylvette GENDRE-DUSUZEAU : Le temps thérapeutique en analyse

11h : Vincent RAFIS : Trouver corps

12h : Claude GUY : Corps, psyché et héritage, un lien ténu

* Déjeuner *

14h30 : Yves CLOT : Entre psychique et social : la double fonction du collectif de travail

15h30 : Françoise JUMEAU-RUDELLE : Comment comprendre ce « rester vivant » de Winnicott donné comme condition pour une psychanalyse thérapeutique

16h30 : Conclusion et clôture – 15 min.

Tarifs :

Prix Journées : 100 € Étudiants (carte) : 50 €



[Article mis à jour le 21 novembre 2017)

Note

Samedi 27 et dimanche 28 janvier 2018 A l’Institut Protestant de Théologie 83 Bd Arago, 75014 PARIS